Ce voyage, nous l’avions envisagé depuis plusieurs années, mais les disponibilités de Seb ne nous avaient pas permis de réaliser ce projet avant. 

Mais tout d’abord, pourquoi le Chili ? Quelle est l‘histoire de ce voyage ?

Cette histoire a débuté dans le début des années 90.  La V ème région du Chili et tout particulièrement la ville de Vina Del Mar met en place un système d‘Aide Médicale Urgente sur le modèle français. Le ministère des affaires étrangères, par l’intermédiaire du SAMU de PARIS, demande au SAMU du Havre d’être le correspondant privilégié de cette coopération entre la France et le Chili.

C’est ainsi que nous passons, avec Christian (mon chef préféré), 3 semaines dans la région de Vina del Mar. Outre l’intérêt professionnel de cette mission, nous découvrons au Chili des gens extrêmement sympathiques, avec qui je vais nouer des liens d’amitiés encore très forts aujourd’hui.

Ces liens sont donc à la base de ces vacances mais n‘en sont pas la seule motivation.

Pour l’année scolaire 2003 – 2004, Nico a dû intégrer un lycée dans lequel sa seconde langue, le Russe, n’est pas enseignée. Il lui a donc fallu en changer et rattraper, au prix d’un travail intensif, 2 années d’espagnol.

Après 5 à 7 heures de cours particuliers assidus pendant de nombreuses semaines et afin de parfaire cet apprentissage, j’ai demandé l’aide de mes ami Rosita et Patricio. Ils ont accueilli Nico avec énormément de gentillesse, chez eux, au mois d’août 2003, comme un fils. Ce furent ses plus belles vacances et ce voyage que nous avons fait était l’occasion pour Seb de connaître les amis chez qui Nico avait passé ce mois inoubliable, pour moi de les revoir après tant d’années et pour nous 2 de retourner sur les traces de notre Nico.



17 avril 2011 (photos)

Après 3 vols successifs, nous arrivons à Antofagasta en début d’après midi. 














Nous prenons possession de notre voiture (NISSAN X Trail) et prenons la route pour San Pedro. Il fait grand soleil, la température est agréable, ni trop chaude, ni trop fraiche. Le paysage est déjà un dépaysement complet.

Le nombre de routes étant limité dans cette région désertique, nous choisissons de nous orienter à la boussole et de ne pas utiliser le GPS. La route que nous devons suivre en direction de Calama se dirige plein nord-est et il n’y en a qu’une. Difficile de se tromper ! 

Après quelques difficultés pour sortir d’Antofagasta, nous trouvons enfin notre route. Ca y est, c’est parti ! De longues lignes droites interminables sur lesquelles on croise de temps à autre un poids lourd comme on n‘en voit que dans les films, mais pas sur nos routes françaises. Nous sommes, avec cet environnement aride, directement immergés dans un autre monde. 

La route défile, défile et plus le temps passe, plus il me semble que le soleil n’est pas à sa place. Certes, son déplacement est inversé dans l’hémisphère sud, mais en fin de journée, en se dirigeant nord-est, il devrait être sur ma gauche alors qu’il est derrière .... On se décide donc à sortir le GPS. Nous en sommes à presque 35 heures de voyages et on ne va peut être pas trop s’obstiner à faire les malins ... 

Et quelle bonne idée ! Nous nous dirigeons en fait ouest sud-ouest en direction de l‘Argentine. Eh oui, une boussole dans une voiture subit des perturbations dues à l’environnement métallique et électronique. Il suffisait juste de s’en rappeler .... 

Vue l’importance du réseau routier dans le secteur,  il ne nous reste plus qu’à faire demi-tour pour revenir à Antofagasta. 200 km de plus après quelques milliers, c’est de la rigolade ! D’autant que cela nous a permis de visiter un petit coin plutôt sympa qui n’était pas prévu au programme.

Nous récupérons enfin la route de Calama. La nuit commence à tomber, la pleine lune nous surveille ... et le réservoir se vide !!! Si on pouvait éviter la panne d’essence ... Ouf ! On trouve une station avant de quitter la panaméricaine à l’embranchement pour Tocopilla. On refait le plein (après mûre réflexion entre GO et essence ! Ben oui, c’est du gazoline, c’est à dire du SP 95 !!! Ben à cette heure là, avec la fatigue et le décalage horaire, c’est pas aussi simple que ça de faire le bon choix ...).















A la sortie de Calama, nous faisons une petite pose pour nous dégourdir un peu les jambes. J’en profite pour m’éloigner un peu pour pisser et là .... des bruits ... et deux chiens courent vers moi. Extrêmement téméraire, je cours l’organe à la main en disant à Seb de rentrer vite dans la voiture. Ce n’est pas que j’ai peur des chiens ... mais je ne parle que le chinchila et non pas le chien chilien et je n’ai pas envie d’entamer une conversation qui va encore nous retarder avec la barrière de la langue. Il s’avèrera plus tard que c’était une erreur, les chiens chiliens étant, comme les chiliens eux-même, fort sympathiques.

Entre Calama et San Pedro, j’ai l’impression que la voiture a plus de mal, qu’il faut accélérer un peu plus pour maintenir la vitesse ... Et puis, à l’approche de San Pedro, impression inverse. Peut-être la fatigue modifie-t-elle un peu les perception .. ben non, c’est tout simplement le relief. Mais de nuit, sans aucun repère visuel, sans la moindre petite lumière à l’horizon, impossible de savoir si ça monte où ça descend.

Nous arrivons à 23h00 à l’hôtel (Le Terrentaï Lodge) après 40 heures de voyage. Les arrivées se font avant minuit. On ne s’en sort pas trop mal. L’hôtel est très agréable, et surtout l’accueil très chaleureux. Nous nous installons, chambre très chouette dans une petite cours intérieure. 

Nous sommes tiraillés entre la fatigue du voyage et l’envie de commencer dès maintenant à profiter du séjour. Ballade nocturne dans San Pedro ? Allez, nous sommes raisonnables, au dodo !


18 avril 2011 (photos)

Après une nuit ... euh ... comment dire ... un peu de merde à cause de la fatigue et du décalage horaire (sauf pour Seb qui a dormi comme un bébé), nous visitons le matin l’incontournable église de San Pedro (qui s’avère être contigüe à notre Hôtel).

Cette église est la plus grande et l’une des plus belles de la région. Datant de 1744 et restaurée entre 1839 et 1843 après un incendie, elle est entièrement en adobe blanche (brique de terre crue, moulée et séchée au soleil). C'est une construction en pisé (principe le plus ancien de construction à fondations dites "ancrées"). Une tour lui fut rajoutée en 1964 en remplacement d’une ancienne en bois. Sa toiture est faite de bois de caroubier relié par des lanières de cuir. 














Nous nous baladons ensuite un peu dans le village pour repérer les lieux ... et trouver un loueur de vélos. 

Ils sont nombreux, il faut comparer les prix, mais aussi et peut être surtout l’état des vélos. Nous nous écartons un peu du centre et nous trouvons des vélos qui nous semblent en bon état et à des tarifs raisonnables. Nous reviendrons cet après midi pour la location, l’objectif étant d’être à la vallée de la lune pour le coucher du soleil.

Seb profite pour faire une petite immersion moutonnière.














 
Nous rentrons ensuite à l’hôtel prendre un petit moment de repos dans le jardin. 

Après cette petite pause bien méritée,  nous nous trouvons un petit restaurant bien sympathique pour casser une bonne petite croûte. Il semble se présenter avec une petite cours intérieure. Nous verrons plus tard qu’ils sont tous identiques, ouverts en leur centre permettant de faire un feu d’ambiance le soir sans intoxiquer toute la clientèle. Et pour le reste, la couverture est bien légère, d’un genre qu’on n’imaginerait pas bien dans notre Normandie. Il faut dire qu’avec 2 heures de pluie par an, on voit les choses un peu différemment !

Nous allons ensuite flâner dans quelques magasins de souvenirs avant de prendre possession de nos vélos à 16h00 pour une location de 5 heures ! Eh oui ! pas assez fatigués du voyage de la veille !!!














Nous commençons notre ballade par la visite de la vallée de la mort (vallée de la Muerte). Elle tire sont nom non pas de sa dangerosité, mais d’une erreur de traduction. Son appellation d’origine était la vallée de Mars (Marte en espagnol). 

Nous quittons la route de Calama à la sortie de San Pedro pour monter dans une gorge où alternent roche et bancs de sable qui rendent la progression à vélo parfois laborieuse. Nous sommes accompagnés par 2 petits chiens adorables qui se lient d’amitié et ne nous lâchent plus. Premier contact canin de ce séjour en dehors de celui, esquissé, de la sortie de Calama. 

Au bout d’un moment, la gorge s’élargit sur une immense dune de sable sur laquelle se pratique le surf. 

Après une pause pendant laquelle j’en profite pour remettre une couche de crème solaire, nous continuons à monter dans l’espoir de récupérer en haut la route de Calama à San Pedro. Les bancs de sable sont de plus en plus grands, et avec l’altitude et la fatigue du voyage, la fin de l’ascension  est un peu difficile. Une fois au sommet, nous découvrons la piste qui redescends à perte de vue pour probablement rattraper la route qu’il faudra ensuite remonter pour revenir en direction de San Pedro. 

Seb propose de couper directement, ce qui nous permet de retrouver la route à son point culminant. Une longue montée d’évitée ! Bien joué !

Nous redescendons en direction de San Pedro et bifurquons avant l’entrée du village en direction de la vallée de la lune pour y voir le coucher de soleil. 












C’est un peu plus loin que prévu, le soleil baisse inexorablement et il faut finir à pieds pour voir ce coucher de soleil. Je propose à Seb de ne pas m’attendre. Ben oui, il vieillit le gars et va moins vite que son petit sportif !!! Bonne idée, j’arrive juste après le coucher de soleil !!! C’est tout de même grandiose !

Nous rentrons de nuit à la lueur de la pleine lune et rendons nos vélos à 21h00.

Après une nouvelle ballade dans les ruelles de San Pedro, nous nous arrêtons au restaurant Adobe, un des meilleurs de San Pedro semble-t-il. Le cadre est effectivement très agréable, avec un feu de bois et un groupe de musiciens locaux. Nous rentrons à l’hôtel vers 23h00 après avoir trop mangé ! 















19 avril 2011 (photos)

Nous nous levons à 9h00, bien que j’étais encore réveillé à 6h00. Pas drôle le décalage horaire ! Nous prenons notre petit déjeuner et partons vers le musée Gustavo le Paigne. Il y a une visite en français à 11h00. 

Nous somme les seuls et nous sommes reçus par un guide belge super sympa. Il nous fait une explication très intéressante sur l’évolution de la civilisation, la sédentarisation, l’adaptation aux ressources, les échanges avec la civilisation Tiwanaku et l’invasion Inca.

Nous repartons en voiture vers 12h30 en direction du sud. Nous traversons Tocanao puis nous nous dirigeons vers le salar d’Atacama. 

Un vrai salar où tout n’est que cristaux de sels. Nous commençons par la visite de la Laguna Chaxas avec la réserve de flamands roses.












Nous allons ensuite à la laguna de Cejar où il est possible de se baigner en eau salée. Bien que nous sachions la baignade possible, nous cherchons longuement un accès permettant de ressortir facilement. 

La recherche s’avérant peu fructueuse, je tente le lac voisin, en pente douce.

Oh la mauvaise idée !!!! La pente est douce, mais le fond instable !

Sauve qui peut !

Nous retournons donc à l’autre lac et trouvons enfin le moyen de descendre, mais surtout de ressortir !!! 

Quelle sensation amusante de flotter de la sorte ! Il en est même difficile de nager, les pieds restent hors de l’eau. 













En ressortant, Seb se blesse aux mains avec le sel, ce qui confirme la nécessité de choisir l’accès !

Au retour à San Pedro, nous refaisons le plein de carburant pour la sortie pévue le lendemain et rentrons à l’hôtel. Le mélange de la fatigue, la chaleur, le soleil, la possible déshydratation et le décalage horaire commence à bien se faire sentir ! 

Nous sommes au lit à 21h00 pour un lever prévu à 4h00 le lendemain.


20 avril 2011 (photos)

Nous nous levons à 4h00 pour monter aux geysers del Tatio. 

Il est habituellement conseillé pour cette excursion de recourir aux agences de tourisme. Après avis pris auprès de la réception de l’hôtel, nous décidons d’y aller avec notre 4*4. 

Pour trouver la route, il suffit de suivre les hordes de touristes qui montent. En effet, tout le monde part à la même heure car c’est au lever du soleil que le spectacle est le plus beau. C’est à ce moment que la luminosité et la différence de température permet d’admirer la formation des cheminées de vapeur. 

Je pars chercher la voiture et au retour à l’hôtel, il y a un car devant. A cette heure, il ne peut qu’aller là et on décide de le suivre. On quitte San Pedro à 4h45. 

Le chauffeur semble pressé, double tout le monde et à un moment, bifurque sur la gauche et prend une route différente de celle du „troupeau“. Va-t-il ailleurs ou emprunte-t-il une autre route pour arriver le premier ? Vue la vitesse à laquelle il roule, on opte pour la deuxième solution. Allez on joue, on le suit ! 

Un fou furieux ! Nous roulons entre 80 et 100 km/h sur les pistes. Avec la nuit et le sable soulevé par le car, je ne vois que 2 petits points rouges. Et pas question de les perdre, sinon c’est nous qui sommes perdus ! La route dure une heure. Les geysers sont à environ 90 km au nord de San Pedro. Je n’ai jamais tant souffert en conduisant ! Heureusement que la voiture est automatique, jamais je n’aurais pu lâcher le volant pour passer les vitesses ! C’est bien la première fois que j’apprécie une voiture automatique ! 

Nous arrivons effectivement les premiers sur le site ! Il est 6h15 et il fait –3°. Nous sommes à plus de 4200 mètres d‘altitude et il va falloir attendre le lever du soleil. 











Nous avions prévu des vêtements chauds ... mais il en aurait fallu encore plus ! Le ressenti de -3° à plus de 4000 mètres n’est pas le même qu’au niveau de la mer !

Mais l’attente vaut le coup ! Le spectacle qui s’offre à nous au fur et à mesure de la levée du jour est magique !













Avec près de 80 geysers actifs, El Tatio est le plus grand site de geysers de l’hémisphère sud, et le troisième mondial par la taille après celui du parc de Yellowstone aux USA et celui de Dolina Giezerov en Russie.

La hauteur moyenne des éruptions est de 75 cm, les plus hautes pouvant atteindre 6 mètres. A cette altitude, l’eau bout vers 85°. 

Sur le site, on peut voir les restes rouillés, sur la partie sud est du plateau, d‘une ancienne station géothermique expérimentale.  Cette station, destinée à l’origine à la production électrique, a été abandonnée en 1974.

Nous repartons du site à 8h55. il fait toujours –3 mais les rayons du soleil les rendent plus supportables.. Le retour est plus tranquille que la montée ! L’avantage de partir seul en voiture est que nous pouvons redescendre à notre rythme, seuls pour profiter pleinement de cet environnement et nous arrêter quand bon nous semble. Nous croisons quelques vigognes et Seb profite pour conduire un peu, ce qui n’est pas possible sur la route.













Nous arrivons à San Pedro à 11h20 après 93,5 km. Il fait 17°. Quand même plus agréable !!!

Je refais une petite ballade dans le village au cours de laquelle je croise un gars du pays avec 2 lamas en laisse. Pas de chance, je n’avais pas pris l’appareil photo. 

Nous faisons une petite sieste bien méritée l’après midi, et après une dernier petit resto le soir, nous nous couchons à 22h00. La journée de demain va encore être bien longue !


21 avril 2011 (photos)

Nouveau nous réveillons encore à 4h00 ! Ca commence à piquer ! Je récupère la voiture au parking à 4h30, il fait 10° et nous reprenons la route pour La Serena à 4h45. Nous avons 1100 km à faire, mais pas un seul km d’autoroute !!!

Entre San Pedro et Calama, je ressens de nouveau cette sensation de diminution de puissance de la voiture. Je surveille la température extérieure qui descend à 1°. En fait, nous passons un col à 3500 mètres (Barros Arana entre San Pedro et Calama).

Nous repassons le tropique du Capricorne, sommes salués par une étoile filante vers 6 heures et arrivons à Antofagasta au lever du jour vers 8h00. 













Nous sommes sur la Ruta 5, la panaméricaine. Nous surveillons les panneaux pour faire une photo au kilomètre 1000 de cette route mytique. Et bien pas de panneau !!! Aurait-il été volé ou volontairement pas mis pour éviter que tous les touristes de notre espèce ne s’y arrêtent pour faire la même chose .... ??

Nous refaisons le plein avant Copiapo. Notre consommation moyenne est d‘environ 9 litres aux 100. Avec un litre de carburant sensiblement moins cher qu’en France, c’est acceptable.















Nous continuons ensuite vers le Sud et retrouvons la verdure à environ 180 km de la Serena. 

Arrivés à La Serena, nous avons quelques difficultés pour trouver l’hôtel. J’avais  noté l’adresse : Ruta 5 pensant qu’on le trouverait bien dans la rue ….  j’avais juste omis que la Ruta 5 est la Pan américaine de plusieurs milliers de km de long.... 













A l’arrivée à l’hôtel, notre réservation n’est pas prise en compte. Heureusement, il reste des chambres disponibles. Le cadre de l’hôtel est superbe, avec piscine éclairée mais le restaurant ne semble pas ouvert. On décide donc d’aller au flunch local pour se restaurer un peu. On arrive vers 21h45 pour une fermeture à 22h00. On finit les restes ... beurk ! 

Au retour à l’hôtel, l’ambiance est particulièrement bruyante avec musique et sono. Il y a réunion d’un groupe au comportement étrange ... J’interpelle la réception qui me dit que cela doit s’arrêter vers 23h00. Effectivement, les „adeptes“ se calment.


22 avril 2011

Cette fois, nous nous réveillons à 9h30. Ca fait du bien !!! Il fait grand beau. Nous prenons notre petit déjeuner à 10h15 avec toujours autant de bruit, avec de la musique et une sono „prédicatrice“ trop forte. 

En sortant de la salle du petit déjeuner, nous regardons dans la pièce et une sauterelle en tenue de cérémonie violette et blanche vient nous demander si on a un problème et nous propose de nous joindre à eux …. Confirmation en allant payer : il s’agit d’une réunion d’évangélistes. 

Nous partons de l’hôtel vers 12h30 et cette fois nous prenons l’autoroute. La circulation n’est plus celle du désert !!! La „bande d’arrêt d’urgence“ ne semble pas avoir la même fonction qu’en France. On y trouve des piétons, parfois en famille, des marchands ambulants ....

Nous arrivons chez Patricio à Quillota vers 16h45 après avoir reçu les premières chutes de pluie de l’année !

Quel plaisir de revoir Rosita et Patricio ! (photos) Alejandra et Andres sont là et nous ne pouvons que penser aux vacances de Nico et aux moments de bonheur qu’il a pu avoir avec eux. 

Le repas du soir est l’occasion de revoir tous les amis. Rosita et Patricio ont invité Pato et Ingrid, Claudio et son épouse, leur fils Claudio ainsi qu’Heriberto.














Nous discutons de tout et de rien, rappelons nos souvenirs. C’est étonnant, j’ai l’impression que nous nous sommes quittés hier ! Il y a pourtant presque 20 ans que je ne suis pas allé au Chili !

Nous passons une super soirée, qui finit sur youtube pour regarder les vidéos de la médaille d’or de Seb aux championnats du Monde.



23 avril 2011 (photos)

Nous nous levons à 8h00. Le soleil brille et va briller toute la journée. 

Nous partons après le petit déjeuner avec Patricio et Rosita à Valparaiso où l‘on retrouve Heriberto et Claudio sur le port. 












Après une petite ballade portuaire, nous prenons un des nombreux funiculaires de Valparaiso. Toujours aussi cools ces toutous !  Nous prenons ensuite le bus pour aller visiter la Sebastiana, une des trois résidences de Pablo Neruda. 













Heriberto ne fait pas la visite avec nous et repart. Sûrement en raison du monde et de l’heure. 

En effet, il nous attend à la sortie avec sa voiture. On repart avec lui et Claudio. Nous sommes attendus au mess du club des officiers de la marine pour le repas du midi. C’est géant. Tout le monde a réservé ce week end pour nous et nous en sommes vraiment très touchés. 

Nous repartons à 17h00 pour aller visiter le SAMU de Vina del Mar avec Claudio à l’hôpital Gustavo Fricket. 













Nous abordons la régulation médicale, l’organisation des interventions du SMUR, les difficultés qu’il y a encore à résoudre. Que de chemin parcouru depuis mon premier séjour lors de la mise en place de cette structure !!! 

Nous passons ensuite chez Claudio boire un verre avant de repartir pour rendre visite à Alberto et Jasne. Je ne les ai pas vu non plus depuis leur dernier passage à la maison. Ils habitent un appartement magnifique à Vina del Mar au 8ème étage avec vue sur la mer. Alberto allume la télé et nous passe un film ... du Havre, du SAMU … et de la maison !!! 

Nous rentrons ensuite chez Rostia et Patricio où l‘on retrouve Pato, Ingrid et Andres. Andres nous joue un peu de piano et Rosita nous fait voir des photos faites à la maison avec Alberto et Jasne en 1998. 

C‘est vraiment chouette de se retrouver si loin et de voir films et photos faits à la maison avec notre petit Nico, 13 ans après, au Chili où il a passé ses meilleures vacances.

Ingrid et Pato repartent ensuite sur Santiago.

Je propose à Patricio de les inviter le lendemain midi à l’Eden où nous étions allés 20 ans plus tôt. Il me dit que le gérant de l‘époque n’y est plus (après avoir eu la gérance pendant 32 ans) et que le niveau de prestations n’est plus le même. 

Par contre, il a ouvert à la retraite un autre restaurant à côté. L’objectif initial était de recevoir les amis pour s’occuper, et victime de son succès, le restaurant est complet en permanence !

Nous allons au lit à 23h00 après une superbe journée.


24 avril 2011 (photos)

Nous nous levons à 10h00 et ça fait du bien de dormir un peu ! Nous sommes sur le pont en permanence depuis une semaine et la fatigue commence à bien se faire sentir, même si elle passe au second plan face au plaisir d’être ici.

Pour le petit déjeuner, Rosita nous fait de la purée d’avocats comme nous faisait Nico à son retour du Chili. 












Nous partons vers midi. 

Nous commençons par aller visiter le collège del Aconcagua où était Nico. Nous allons voir la classe dans laquelle il était, la 3ème medio. Grand moment d’émotion. Difficile mais tellement nécessaire !











Nous allons ensuite visiter l’exploitation d’avocats de Patricio et repassons par la maison pour prendre Andres et Alejandra et aller au restaurant prendre notre dernier repas ensembles.












Nous rentrons à la maison en passant par la place de Quillota.

Patricio appelle Pato qui propose de nous faire visiter Santiago le samedi suivant. RDV est pris à 10h00 à l’hôtel. C’est vraiment super sympa de sa part.

Nous reprenons la route vers 19h00. Il y a beaucoup de circulation et nous arrivons à l’hôtel à 21h30 après avoir rendu la voiture (2733 km en une semaine en plus de tout ce que nous avons fait ! De la folie !)

Nous logeons à l’hôtel Holliday Inn juste devant l’aérogare. Super pratique. Nous nous installons, prenons un pisco saour au bar et au lit à 23h30. Fin de la première semaine, ce voyage est pour l’instant tout simplement géant !!!












25 avril 2011 (photos)

Nous nous levons à 6h00 pour un décollage pour l’île de Pâques à 9h20. 












Nous nous posons à Hanga Roa à 12h45 heure locale (14h45 heure Santiago) et attendons nos bagages avec patience … ma valise est la dernière ! 

Visiblement, il ne semble pas bienvenu d’importer de la m… sur l’île. Et c’est une bonne chose ! Si on pouvait prendre modèle …. Un chien renifle tout ! 













Nous avons RDV avec Jérôme sur le parking avec un jeune couple, Alexandre et Charlotte, la trentaine, en voyage de noces. 

Nous déposons nos affaires dans les chambres. Le cadre est superbe.

Jérôme nous offre le pot d’accueil et nous conduit ensuite à Hanga Roa où  il nous dépose sur le port. Nous pouvons voir quelques Moai (nos premiers) ainsi que d’énormes tortues de mer entre les bateaux. 












Nous faisons ensuite une ballade dans le village, passons voir l’église, achetons quelques cartes, faisons quelques courses (boisson, pisco, biscuits apéro…) et rentrons au gîte à pieds après une petite 1/2 heure de marche. Il fait une chaleur un peu humide à laquelle nous ne sommes pas habitués. 

Pendant ce temps, Charlotte et Alexandre font leur visite demi journée au volcan. 

Nous faisons une petite pause cartes postales et prenons le repas à 19h. Pisco Saour en apéro, thon grillé avec purée et dessert glacé. Nous nous régalons, comme ce sera le cas à tous les repas. Le service est sympa et le cuisto souriant nous fait quelques signes amicaux derrière sa vitre. 

Après le repas, nous reprenons un pisco sur la terrasse avec Charlotte et Alexandre. Ils sont très sympas et nous avons plaisir à passer ce petit moment ensemble. Je ressors vers 22h00 pour observer le ciel un peu à l’écart et dodo 23h00.














26 avril 2011 (photos)

Le réveil sonne à 8h30 pour le petit déjeuner à 9h00. Nous avions prévu de faire la grande visite de l’île sur la journée avec un départ vers 10h00. 













En fait, le temps est pourri avec pluie et vent et le programme est modifié. La visite est annulée. Nous partons avec Jérôme à 10h00 et il nous dépose au musée. La visite est sympa avec une explication détaillée et intéressante écrite en français.

Nous reprenons le taxi pour rentrer. Heureusement qu’il y a encore le téléphone au bureau situé à la sortie car l’électricité et le téléphone sont coupés dans le musée. Le taxi nous dépose sur le port et nous remontons par « les champs élysés » d’Hanga Roa où nous prenons un petit en cas avec Charlotte et Alexandre. Nous voulions initialement prendre un pisco mais ce n’était pas possible de le préparer en raison de la coupure de courant. Ouf ! le courant est vite revenu … et le pisco aussi !












Nous rentrons au gîte en taxi vers 14h30. Oui je sais, nous sommes de gros fainéants pour 30 minutes de marche, mais le temps est toujours incertain. Nous refaisons une petite pause cartes postales.

Nous repartons en ville avec Jérôme à 15h30. Nous visitons le marché artisanal et Jérôme nous propose de faire une demi journée visite. 

Nous allons sur le site des 7 Moai, représentant probablement les premiers éclaireurs arrivés. Les moai regardent toujours vers le site où sont établis les clans. Leur rôle serait peut être à la fois de protéger mais aussi d’influencer les membres des tribus. Tous les moai tournent le dos à la mer. Ceux là sont les seuls à regarder vers la mer. Le clan était probablement installé entre eux et la mer ce qui explique cette orientation. C’est le site où il y a le plus de moai identiques, de la même époque. 













Nous visitons ensuite un « lavotube » qui servait d’habitation et allons ensuite sur le site de la fabrication des coiffes.

Nous rentrons ensuite au gîte, prenons une petit apéro sur la terrasse avec Charlotte et Alexandre, puis repas et au lit à 23h30.



27 avril 2011 (photos)

Nous nous levons à 9h00 avec du soleil mais encore quelques nuages. 

Nous partons à 10h00 pour la grande visite de la journée. 

Nous visitons le site des 5 moai, celui de la carrière de têtes et celui d’Atakena où nous déjeunons.

Nous profitons d’un petit moment de libre pour notre première baignade dans l’océan pacifique … en calbut car nous avions oublié les maillots ! 













L’eau est super bonne … et l’appareil photo étanche … ne l’est pas !!! poubelle ! 

Nous faisons ensuite la visite du site des 15 Moai puis celle de la carrière : 30 000 pesos par personne pour l’entrée... mais le billet est également valable pour la visite du site du volcan et de l’homme oiseau. Ca nous paraît un peu cher, mais c’est en même temps aussi le moyen de participer à la conservation de ce site d’exception.














La journée reste globalement ensoleillée avec de temps à autre quelques nuages et quelques gouttes. 

Pendant la ballade, nous passons par un endroit avec une illusion d’optique sur la pente. On se croit en descente et on recule en lâchant le frein ! Etonnant !

Nous rentrons vers 17h30 et prenons notre dernier apéro sur la terrasse avec Charlotte, Alexandre et Jérôme puis le repas à 19h00, comme d’habitude !

L’ambiance est toujours très festive avec musique et danse dans la maison pour la préparation d’un mariage le week-end suivant chez Jérôme. Il nous explique que l’ambiance est globalement festive sur l’île, avec souvent des fêtes improvisées.

Charlotte et Alexandre partent à 20h30. Un autre couple doit normalement arriver ce soir et un autre demain.



28 avril 2011 (photos)

Nous nous levons à 8h30. Il a plu dans la nuit et il y a encore quelques averses. 

Nous partons à 9h50 pour une ballade à cheval. Nous sommes 4, avec une texane et une canadienne. Nous montons jusqu’au point culminant de l’île. Le temps s’est bien dégagé et nous faisons une superbe ballade. Un peu de trot et de galop avec « Pouna » et « Mouti ». 












Je rentre avec les cuisses en vrac et l’oignon en feu ! 

Retour au gîte à 14h00 et nous repartons avec Jérôme à 14h15 pour aller louer des quads. 













Jérôme s’occupe de tout pour les activités extérieures, c’est vraiment super confortable. Nous montons au volcan en Quad et visitons le site d’Orongo. 

Seb a quelques problèmes de passage de vitesses et nous faisons l’échange de quad après avoir refait le plein ! 1 litre ! 

Nous partons ensuite directement sur Atakena par la route (voir si la veste que j’ai oubliée hier y est toujours … ben non !). 

Au retour, nous passons par Ahu Akivi et rentrons par les petits chemins sur Hanga Roa. Nous arrivons chez Jérôme à 19h05 pour le repas ! Ouf ! 













Après le repas, nous refaisons une petite ballade en ville en quad et montons sur la route du volcan pour observer le ciel. C’est magnifique ! Bourré d’étoiles ! 

De retour au gîte, nous profitons pour terminer nos cartes postales et allons au lit à 23h30.



29 avril 2011 (photos)

Après le petit déjeuner à 8h30, je pars enregistrer les bagages avec Jérôme à l’aéroport puis nous retournons faire quelques achats avec Seb à Hanga Roa en quad. 

Nous allons ensuite prendre notre avion en quad ! Trop la classe !!!  













Nous décollons à 14h00 et arrivons à 20h45 heure locale à Santiago (18h45 à Rapa nui). 

Après un rapide repas à l’aéroport et l’incontournable pisco au bar de l’hôtel, nous allons au lit à 1h00.



30 avril 2011 (photos)

Nous nous levons à 9h00, allons mettre les bagages en consigne à l’aéroport et retrouvons Pato à 10h25 devant l’hôtel. 

Nous commençons par la visite du centre du Santiago.

Nous passons par la bibliothèque nationale, l’université du Chili, le palais du gouverneur avec le palais de justice à côté puis la mairie. 












Nous déambulons un peu dans les rues de Londres, New york et Paris et reprenons ensuite la voiture en direction de San Cristobal. Nous passons devant le ministère de la défense, l’université catholique du Chili et l’ambassade des Etats Unis. 

Malheureusement, le site est fermé jusqu’à 14h00. Nous visitons alors un secteur résidentiel en hauteur avec vue sur Santiago. Il y a un programme d’appartements à vendre dont un de 568 m2 !!!! Il est vrai que le Chili n’est pas touché comme nous par la crise, le taux de croissance était de 7 à 8 % en 2010. 

Nous montons ensuite à San Cristobal jusqu’à l’immaculée conception où Nico était également allé en 2003. 



















Nous passons ensuite récupérer Ingrid chez elle, allons casser une petite croûte rapide en ville et arrivons à l’aéroport à 16h25. 

Nous récupérons les bagages, les enregistrons et faisons une dernière pause pisco. 

Nous embarquons à 18h45 pour un décollage à 19h30 ! Finies les vacances ! C’était magique !
Voyage_aller.htmlSan_Pedro_18_avril.htmlSan_Pedro_19_avril.htmlSan_Pedro_20_avril.htmlVoyage_San_Pedro_Quillota.htmlQuillota_22_avril.htmlQuillota_Valparaiso_Vina_23_avril.htmlQuillota_Santiago_24_avril.htmlSantiago_Rapa_Nui_25_avril.htmlRapa_Nui_26_avril.htmlRapa_Nui_27_avril.htmlRapa_Nui_28_avril.htmlRapa_Nui_29_avril.htmlSantiago_30_avril.htmlshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1shapeimage_2_link_2shapeimage_2_link_3shapeimage_2_link_4shapeimage_2_link_5shapeimage_2_link_6shapeimage_2_link_7shapeimage_2_link_8shapeimage_2_link_9shapeimage_2_link_10shapeimage_2_link_11shapeimage_2_link_12shapeimage_2_link_13